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Appel à projets : Programme d'appui à la recherche en réseau en Afrique (PARRAF)

Date limite de candidature : 18 Mars 2013

Parraf

Le ministère français des Affaires étrangères (MAE) développe un « Programme d’Appui à la Recherche en Réseau en Afrique (PARRAF), dont la gestion et la coordination sont assurées par l’Agence Inter-établissements de Recherche pour le Développement (AIRD).

L’enjeu du programme est, d’une part, de favoriser l’émergence de réseaux de recherche autour de projets fédératifs et régionaux et, d’autre part, de renforcer les capacités de recherche des pays africains les moins développés. Pour cela, il soutient la recherche selon des modalités différenciées pour répondre à des besoins contrastés et favoriser les synergies et complémentarités régionales.

Appel à projets PARRAF : termes de références
Call for projects PARRAF

L’appel à projets comporte deux composantes :

Modalités de soumission

La soumission des projets se réalise en deux étapes :

  1. Déclaration préalable de réseaux : avant le 14 février 2013
  2. Dépôt des dossiers complets : avant le 18 mars 2013

sous format électronique à l’adresse suivante : parraf@ird.fr

Déclaration préalable de réseaux

Cette déclaration se compose d’une description succincte du thème et des objectifs du réseau (environ 10 lignes), de la liste des équipes de recherche pressenties avec adresse mail d’une ou plusieurs personnes de contact. Elle doit être envoyée avant le 15 février 2013 sous format électronique à l’adresse suivante : parraf@ird.fr

Les déclarations seront publiées à l’adresse suivante : www.aird.fr/parrafL’objectif étant de fédérer les différentes équipes, ces déclarations permettront :

  • aux différents projets de réseaux de se regrouper le cas échéant pour éviter la dispersion et la duplication des efforts,
  • aux équipes souhaitant s’associer à un réseau de recherche de se manifester et de déposer un projet.

Axes thématiques

L’appel concerne les thématiques suivantes :

  • La santé : on s’intéressera d’une part aux maladies tropicales négligées (un groupe de maladies infectieuses défini par l’OMS), qui touchent les populations les plus pauvres ou enclavées et d’autre part aux maladies de civilisation (cancer, maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité) et aux pathologies qui, du fait de l’urbanisation croissante, des changements de mode de vie et des modifications environnementales, deviennent de véritables problèmes de santé publique dans les pays en voie de développement.
  • L’agriculture : Elle est ici entendue au sens large et inclut la production végétale, animale et halieutique. Le défi est de produire plus et mieux dans un contexte de développement durable, malgré les incertitudes liées au changement climatique. Il faut progresser dans le domaine de la fertilité des sols, de l’agriculture écologiquement intensive, de la génétique des plantes, de la protection des espèces et du maintien de leur diversité, de la lutte contre les ravageurs, etc. Pour valoriser le travail des paysans et nourrir les villes, les connaissances sur l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire doivent fortement progresser. Les aspects liés à la sécurité alimentaire pourront également être étudiés.
  • Le développement urbain : l’Afrique doit accueillir 300 millions de nouveaux urbains dans les 20 prochaines années : comment gérer cette forte croissance ? La pluralité des acteurs aux côtés de l’Etat dans un contexte de décentralisation, pose la question des modes de gouvernance des villes (acteurs, domaines de compétence, actions, mode de fonctionnement, nature des rapports entre acteurs, etc.) Parmi les questions préoccupantes se posent notamment celle de la production et de la gestion de l’habitat (politiques, promoteurs, financements, foncier…), celle aussi des infrastructures (éducation, santé, culture etc.) et des services urbains de base (eau, énergie, transports, assainissement, etc.). La problématique des activités économiques, en raison de leurs effets multiples sur l’organisation et le fonctionnement même de l’espace urbain et périurbain (typologie des emplois, localisation des activités, impact sociaux, environnementaux et économiques, gouvernance des villes, etc.) est stratégique.

Les enjeux environnementaux sont abordés transversalement. Ils intègrent notamment :

  • la compréhension des modalités et des conséquences des changements climatiques (observés ou potentiels)
  • la compréhension des changements anthropiques, notamment la pression anthropique sur les ressources, les sols, etc.

L’intégration par entités géographiques (bassins versants, territoires périurbains, bassins d'approvisionnement, etc.) sera utile à la compréhension des conséquences de la mise en place des infrastructures (routes, barrages, ...) sur le développement des productions (végétales, animales, ...), la propagation des maladies, l’impact de l'urbanisation sur les ressources (eau, sols, bois-énergie, etc... )

La biodiversité peut être prise en compte dans la mesure où elle est intégrée à des enjeux
du secteur agricole et de sécurité alimentaire (tels que par exemple la caractérisation et
l'augmentation de la diversité variétale, la mobilisation de productions nouvelles, etc.), ou
des problématiques de santé (au travers notamment d'espèces vecteurs ou réservoirs de
maladies).